Si vous vendez une maison individuelle ou un bâtiment en monopropriété classé E, F ou G en Savoie, vous le savez : l'audit énergétique est désormais incontournable. Mais lors de mes récentes interventions à La Rosière (73700), je constate un désarroi croissant chez les vendeurs face à la lourdeur des scénarios imposés par la loi.
La dictature du "Saut de 2 Classes"
La réglementation est stricte : le premier scénario de travaux doit permettre au bien de gagner immédiatement deux classes de DPE. Pour une passoire thermique (F ou G), ou même pour une classe E, ce palier est parfois une montagne infranchissable en une seule étape.
À La Rosière, pour faire passer une maison de F à D, le logiciel nous force souvent à cocher TOUTES les cases dès l'étape 1 :
-
Isolation thermique (murs et toiture).
-
Remplacement des menuiseries.
-
Installation d'une ventilation performante (VMC).
-
Changement du système de chauffage et d'eau chaude sanitaire.
Pourquoi est-ce problématique ?
En regroupant tout dans la première étape, on perd la logique de la "rénovation par étapes". Pourtant, dans les règles de l'art, il est primordial d'isoler avant de changer de chauffage pour éviter de surdimensionner une pompe à chaleur qui deviendrait inutilement coûteuse une fois les murs isolés.
La flexibilité grâce au "Scénario 3"
Face à cette rigidité qui peut effrayer les futurs acquéreurs, j'ai pris l'habitude de proposer un troisième scénario dit "libre". À La Rosière, cela a permis à un propriétaire de présenter un projet cohérent : des travaux réalistes, étalés dans le temps, tout en montrant l'évolution concrète de la note DPE.
L'audit devient alors un outil de vente et non plus un frein administratif.